CSV Débarras, c’est Jean-Paul Costa, ancien agent immobilier, installé à Saint-Just-Chaleyssin, et des partenaires professionnels qu’il fait travailler selon les chantiers. Trois ans, une vingtaine de chantiers par an, dix-neuf avis Google, tous à cinq étoiles.
Agent immobilier, Jean-Paul voyait régulièrement des familles bloquées devant une maison pleine : une succession, un parent parti en maison de retraite, une vente qui traîne. Les demandes se sont multipliées, le temps libre aussi, et l’envie d’aider a pris le dessus. CSV est né comme ça, sous le nom de Costa Services Villages, avant de devenir CSV Débarras & Brocante.
Ce qui lui plaît dans ce métier : le recyclage, la seconde vie donnée aux objets, et l’aide apportée à des familles pour qui ce moment est difficile, sentimentalement autant que matériellement.
Nous entrons chez les gens, souvent dans un moment difficile. Cela demande du respect pour les lieux, les consignes et les personnes. Nous écoutons ce qu’on nous dit et nous tenons nos délais.
Des lieux, des consignes, de l’histoire de chacun.
Aider des familles fatiguées, souvent éloignées.
Donner, revendre, recycler avant de jeter.
Jean-Paul est seul dans la société et s’entoure de partenaires professionnels de confiance selon le chantier : une à quatre personnes sur place. Deux camions de moins de 3,5 tonnes, caisses, diables, chariots, couvertures. Un entrepôt et une brocante à Saint-Just-Chaleyssin, entre Lyon et Vienne.
Chaque maison raconte quelque chose. Jean-Paul en a gardé quelques-unes en mémoire.
Un petit manoir que j’avais vendu comme agent immobilier. Mes clients habitaient loin et se sentaient perdus devant 300 m² à vider. Je me souviens encore des trois étages, et surtout de la cave, avec une vieille chaudière à bois que je n’ai pas eu besoin d’enlever. Ouf.
Après avoir vidé la maison, je me suis attaqué au garage. De tous mes chantiers, je n’ai jamais vu autant de cartons vides à évacuer. Ils étaient tous rangés soigneusement.
Dans un appartement, nous avons sorti pas moins de 8 m³ de livres et de magazines, des années 70 à aujourd’hui. Une montagne de papier.
Une maison qui appartenait à un ancien fournisseur de matériel scolaire. C’était impressionnant : j’ai retrouvé des objets qui m’ont replongé dans mon enfance. Je me suis revu en classe.
La famille ne pouvait pas débarrasser seule, nous sommes intervenus mandatés par un notaire. Dès la visite, nous avons été plongés dans un décor d’après-guerre. L’ambiance était pesante, mais tous ces objets et ce mobilier d’antan, c’était comme si la vie s’était arrêtée en 1945.
Une maison à vider avant la vente. La famille nous avait expliqué qu’elle avait été cambriolée : tous les bijoux des parents et des grands-parents volés, et avec eux les souvenirs d’un papa parti trop tôt. Pendant le tri, dans une petite pochette, nous avons retrouvé une chevalière en or. Quand nous l’avons rendue, les enfants se sont effondrés de joie : elle avait été perdue bien avant le cambriolage. La famille nous a raconté son histoire. Nous la gardons pour nous.
La visite est gratuite, et c’est Jean-Paul qui vient.